Reviews by lejun

4 stars
Potence-Tige ajustable : utile pour le confort au détriment de la performance.

KobraVario 25,4, produite par ErgoTec, est une potence à plongeur, angle ajustable et permet le maintien du cintre à l’aide de trois vis. Bien que destinée à un public varié, elle ne conviendra probablement pas à un usage plus musclé (2,7 W.kg⁻¹ dans mon cas). Suite à un remplacement par un vélociste, encore, ce dernier m’a vendu et installé cette potence sans tenir compte de mon profil d’utilisation. Après quelques mois d’utilisation au quotidien et plus de 5 ans plus tard, ce manque de considération se fait sentir. Sur la dizaine de vélos que j’ai pu avoir, c’est la première potence de ce genre que j’ai pu essayer et sûrement la dernière.

Potence plongeur

Aucun soucis particulier de ce côté, la tige est proposée à deux diamètres courants de 22,2 mm et 25,4 mm. Destinée à un remplacement sur un cadre Orbea Kronos3 de 1996, il fallait effectivement une potence à plongeur, même si l’apparence des ahead-set me séduit aujourd’hui, leur usage sur des cadres plus anciens requiert des adaptateurs que je n’avais pas sous la main et que je n’étais pas prêt à attendre de recevoir à l’époque.

Maintien du cintre

À la manière des ahead-set, le cintre est maintenue par une plaque serrée par trois vis. Sûrement moins solide que les modèles à quatre vis, je n’ai pas eu de problème particulier jusqu’alors avec ce modèle, le guidon est bien fixé et ne bouge pas. De façon intéressante, sur la page du produit est soulignée cette partie comme pouvant accueillir différents accessoires. À défaut de notices de montage et d’illustration, j’ai du mal à voir comment cela se goupillerait…

Angle ajustable

Atout à l’achat ou pour la vente, cette potence peut prendre différents angles pour s’adapter à différentes personnes. Le détail principal de ce produit. L’angle de la potence est ajustable selon un pas de 10° sur une gamme de -10° à 50°, bien qu’à priori rien ne vous empêche de retourner la potence sur la tige et doubler le nombre d’angles possibles. Bien qu’intéressant en théorie, peu de personnes en auront utilité au quotidien et j’ai des doutes quand aux conséquences que cela aurait sur la tension des câbles des freins et dérailleurs. Mon groupe Shimano RSX est particulièrement pointilleux sur les changements de vitesse.

Cet atout constitue également à mon avis la faiblesse majeure du produit en ajoutant une articulation, source de problèmes, supplémentaire. Probablement correct avec un cintre moustache en usage utilitaire, forcer un peu sur le guidon suffit à faire apparaître les problèmes. Au bout de quelques semaines d’usage, un jeu s’était développé au niveau de l’articulation et me suis jusqu’à présent. Fini la discrétion du vélo, bonjour les grincements. À partir du moment où je saisi le guidon jusqu’à la fin du trajet, chaque pression sur le guidon fait intervenir ce jeu qui provoque des grincements et un « mou » très désagréable dans la conduite. Seule, la vis à cale de serrage a bien du mal à supporter les forces exercées sur le guidon et la resserrer n’y change rien en plus de risquer d’endommager l’ensemble. Pas besoin de ça pour aller faire un tour chez le dentiste.

La potence KobraVario est un bon produit dont la première ligne du cahier des charges devait être « Grand public ». À vouloir toucher un public trop large, des inconvénients apparaissent clairement à l’usage. En l’occurrence et pour un usage plutôt sportif, je rappelle encore une fois que mon usage est loin de l’extrême du spectre en soi, l’articulation d’ajuster l’angle est un défaut de conception, pire encore qu’un gadget. Plutôt qu’un atout au quotidien, pouvoir ajuster l’angle de la potence est probablement plus utile au néophyte qui veut tester différentes position sur son vélo et trouver celle qui lui convient le mieux. Peut-être ainsi ce produit serait avant tout utile dans le cadre d’études posturales ? Pour autant, il m’est impossible d’accorder une mauvaise note à ce produit qui, bien que ne satisfaisant pas mes besoins, résulte plus d’une erreur de la part du vélociste (et de moi-même) que d’un problème structurel. Le fabricant lui même range cette potence dans la catégorie « Safety level » 2/6, juste un niveau au dessus des critères pour un vélo enfant.


1 star
Vélociste incompétant à éviter  fr

Suite à des dégâts sur mon vélo, je me suis rendu dans cette boutique qui était à la fois plus proche de mon domicile que le centre-ville ainsi que du commissariat où j’ai du déposer plainte. Malgré mes compétences, je n’avais pas forcément le temps ni les outils à disposition pour faire le travail moi-même et ai préféré confier le travail à un professionnel. Erreur qui ne se reproduira pas.

Première visite : prise en charge

À ma première visite, j’ai été accueilli par une personne qui n’avait aucune idée des tarifs ou d’expérience dans la mécanique vélo malgré qu’elle soit en charge de la boutique en l’absence du patron. J’ai tout de même confié mon vélo et ai demandé a être recontacté pour le devis une fois les contrôles effectués.

Deuxième visite : devis

J’ai été rappelé le lendemain pour le devis. Annoncé à 150 €, mes deux jantes étaient à remplacer. À défaut de me l’envoyer par mail, j’ai également du me rendre sur place pour obtenir le-dit devis qui s’est révélé être un bout de papier griffonné, avec le tampon du commerce. Sur place, on me donne une estimation du temps de réparation à 1 h.

Troisième visite : demande de réparation

La troisième visite fût pour valider le devis et lancer les réparations. Après échanges avec mon assurance, j’ai finalement pu donner le feu vert pour les réparations. Le premier obstacle étant qu’il n’y a aucun moyen de contacter la boutique à distance, pas de téléphone ni d’adresse mail. J’ai bien essayé de rappeler au numéro utilisé pour me communiquer le montant du devis, et suis tombé sur la personne qui m’avait accueilli le premier jour, qui m’a indiqué ne plus y travailler et confirmé l’absence de moyen de contact. Je me suis rendu pour la troisième fois en boutique avec pour idée de pouvoir faire des courses en attendant. On m’annonce alors de devoir repasser le lendemain. Soit, démonter des roues pour changer la jante n’est pas des plus évidents et une urgence est vite arrivée.

Quatrième visite : Rien

Je suis revenu pour la quatrième fois décidé à repartir à vélo théoriquement, à pied en pratique. Ça fût rapide, à ma vue le patron m’a demandé de repasser le lendemain.

Cinquième visite : Toujours rien.

Comme la veille, j’y suis retourné et suis reparti à pied. Entre temps j’ai tout de même fait des recherches de mon côté savoir de quoi il en retournait et effectivement, les avis sur cette entreprise ne sont pas tendres. En particulier venant des personnes ayant souhaiter profiter de l’opération nationale Coup de Pouce vélo. J’ai également découvert que l’entreprise a changé de main en 2018 suite à la faillite de l’ancien propriétaire et que comme je le soupçonnais la personne actuellement en charge avait en réalité une formation pour deux roues motorisés uniquement.

Sixième visite : La fuite.

J’ai finalement récupéré mon vélo, en état de rouler. Appelé en début d’après-midi, on m’annonce que les réparations ont été faites et que je peux passer récupérer mon vélo. Détail, la maison ne prend que le liquide. Sur place, je ne m’attendais plus à rien et j’ai quand même été déçu. Non seulement la procédure avait été particulièrement longue, mais en plus, ce ne sont pas mes jantes mais l’intégralité de mes roues qui ont été remplacées. Refusant de faire traîner l’affaire, j’accepte mon sort et sors les billets. Je signale tout de même l’absence de catadioptres sur ces roues (Ce qui est illégal) et que j’aurais souhaité récupérer ceux de mes anciennes roues. Long balbutiement où on m’invite à me servir sur un des autres vélos présents, j’arrive à obtenir la promesse que mes catadioptres seront disponible le lendemain, encore… Oh, est-ce que j’ai précisé que les nouvelles roues n’ont rien de neuf ? La moindre des choses dans ce cas aurait été d’avertir, demander l’accord du client voire de cacher la chose correctement en enlevant l’aimant de compteur sur les rayons.

Septième visite : La fin.

J’ai finalement pu récupérer mes catadioptres, ainsi que mon attache rapide sécurisée, dans ce qui s’apparente à une décharge métallique dans l’arrière cour de l’établissement. À l’arrivée, une semaine après la dernière visite, le patron était tranquillement avachi sur sa chaise à jouer sur son smartphone et n’a même pas eu la décence de trouver une excuse quant à l’absence de catadioptres à l’accueil. Il m’a conduit jusqu’à la cour où il m’a tout simplement laissé me servir pendant qu’il retournait à ses occupations.

Venu pour un remplacement de jantes, on m’a fait revenir à maintes reprises pour qu’au final je paie à un prix exorbitant des roues d’occasions. Des réglages auraient été faits sur le vélo : les freins étaient inutilisables puisque frottaient sur le pneu plutôt que la jante, les changement de vitesses étaient impossibles et la roue arrière n’était pas alignée. J’ai voulu gagner du temps et avoir un service raisonnable, j’ai simplement pu sortir mes outils et refaire le travail moi-même.